Anti-Atlas

Sortez des sentiers battus, rendez-vous dans l’Anti-Atlas ! Peu de touristes visitent cette région montagneuse, malgré sa proximité avec Agadir. C’est le territoire des tribus Chleuh, une confédération de berbères fiers de leur mode de vie traditionnel en tant que peuple du désert.

Histoire

La formation de l’Anti Atlas remonte à l’ère du Paléozoïque, il y a environ 300 millions d’années. Les conditions physiques sont rudes dans la région et pourtant, un peuple berbère y vit depuis plus de trois millénaires.

Parlant la langue Chleuh, cette communauté est composée de paysans sédentaires qui pratiquent la culture de céréales et d’arbres fruitiers. Avec le temps, les habitants ont réussi à aménager des plantations d’amandiers et d’orges sur les versants les mieux exposés des montagnes. Dans les vallées, quelques espaces irrigués leur ont permis de développer une agriculture plus variée, incluant la culture de légumes et d’oliviers. Toutefois, les ressources insuffisantes ont inévitablement amené des groupes à émigrer vers d’autres territoires. Le tourisme dans l’Anti Atlas est récent et se concentre autour de Tafraout, un des rares villages en dehors de la zone montagneuse.

Découvrir l’Anti Atlas

L’Anti Atlas est aussi appelé le Petit Atlas, mais son nom ne délimite pas l’ampleur de ses paysages. La chaîne mesure 600 km à l’Est du Haut Atlas central, entre le Tafilalet et le Souss. La seule chose qu’on peut qualifier de « moindre » ici est la fréquentation touristique, alors que la ville balnéaire d’Agadir n’est pourtant pas bien loin.

L’Anti Atlas, la destination parfaite pour se déconnecter

L’Anti Atlas est souvent négligé au Maroc où la nature a façonné de nombreuses merveilles. Parcourez les sentiers vides et allez à la rencontre des villageois berbères. Les habitants invitent souvent les voyageurs à se reposer chez eux, histoire de sympathiser autour d’une tasse de thé à la menthe. Beaucoup parlent français ou du moins ils connaissent les bases qui, accompagnées par des gestes de la main, suffisent amplement pour entretenir une discussion amicale. Profitez du moment pour apprendre davantage sur la vie traditionnelle berbère.

En quittant les communautés, de nombreuses randonnées s’offrent à vous. Livrez-vous à l’aventure au cœur d’un paysage sec aux tonalités ocre et rose. Des pics arides surplombant des vallées luxuriantes vous serviront de repères, tandis que les oasis vous garantissent une pause salvatrice en cours de route. Gardez l’œil ouvert, la région abrite une belle faune, incluant le macaque de Barbarie, la gazelle de Cuvier et le mouton de Barbarie.

Adonnez-vous à un trek dans l’Anti Atlas

Plusieurs circuits dans l’Anti Atlas conduisent au Jebel Aklim, l’un des plus hauts pics de la région, culminant à 2 531 m. Autour de la montagne, des villages berbères se nichent dans les vallées protégées par d’anciennes Kasbahs. Depuis le sommet, vous obtiendrez un panorama sur le Jebel Siroua, un volcan éteint s’élevant à 3 304 m, et tout au loin le Haut Atlas.

Comme la région a été à dépeuplée à un moment donné, et vu la faible fréquentation touristique, certains sentiers ont été délaissés. Ainsi, soyez prêt à arpenter des chemins accidentés et pierreux, mais qui restent tout à fait abordables avec de l’effort et un peu de technique. Ce qui est positif, c’est le dénivelé peu important. Il n’y a pas beaucoup de montées et de descentes compliquées, et les températures ne sont pas trop accablantes.

Comparé au Haut Atlas, l’Anti Atlas est largement moins développé pour les randonneurs. Il n’y a pas de campings ou autres hébergements. Ici, on fait du camping sauvage lorsqu’il faut s’arrêter. Pas de douche non plus, juste un bloc sanitaire pour vous laver. Mais considérez cela comme un mal pour un bien, vous avez tout un tas d’endroits fantastiques pour planter votre tente.

Vous pouvez par exemple camper dans une vallée d’oliviers traversée par des ruisseaux, ou bien sur un plateau bordé de terres agricoles. Au lever du soleil, croyez-le, les vues vous enchanteront. A la fin du trek, arrêtez-vous un moment dans les belles villes, notamment à **Taroudant ** où vous pourrez vous détendre dans un hammam et acheter quelques souvenirs dans le souk.

Quand partir dans l’Anti-Atlas ?

L’Anti Atlas se situe dans la zone climatique saharienne, étant isolé par le Haut Atlas de l’influence de la Méditerranée. Sur l’année, les précipitations sont inférieures à 200 mm. La région la plus sèche est le Jebel Saghro. Les paramètres météorologiques sont beaucoup plus cléments sur les pentes ouest et nord, où l’humidité permet de développer une agriculture.

L’Anti Atlas est plus propice aux randonnées en hiver, offrant des conditions plus douces, moins de neige, que le Haut Atlas. Pendant la période hivernale, les températures durant la journée varient de 15 à 20 °C avec un ciel clair. Au printemps et à l’automne, elles peuvent grimper jusqu’à 28 °C avec un soleil accablant, mais les nuits restent fraîches, 8 à 18 °C.

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